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Le Voile Déchiré - Extrait - Par Andrew MURRAY

 
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Patrick PETITOT
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PostPosted: 27/01/2008 04:41:19    Post subject: Le Voile Déchiré - Extrait - Par Andrew MURRAY Reply with quote

LE VOILE DÉCHIRÉ


(Extrait)


Par Andrew MURRAY


VALEUR INFINIE DU SACRIFICE DE CHRIST


LES SACRIFICES NE PEUVENT PAS RENDRE PARFAIT


Hébreux chapitre dix versets:

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.
2 Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés?
3 Mais le souvenir des péchés se rattache chaque année à ces sacrifices;
4 car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.


Après avoir vu au chapitre VII le Sacrificateur «pour toujours», au chapitre VIII, le vrai Sanctuaire dans lequel Il officie, au chapitre IX, le sang qui nous a ouvert ce Sanctuaire et qui nous purifie, il nous reste à voir plus à fond un quatrième point, déjà mentionné. Quel est le chemin jusque dans le Lieu Très Saint, chemin que Christ a suivi pour entrer au-delà du voile ? Autrement dit: qu’est-ce qui fait la valeur de Son sacrifice ? La réponse à cette question est le sujet des 18 premiers versets de ce chapitre qui terminent la première partie de l’épître, la partie doctrinale, et forment en particulier la conclusion de l’enseignement supérieur destiné aux «hommes faits», aux «parfaits».

Ces versets commencent par nous rappeler l’impuissance de la loi: elle « n’a qu’une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses », l’ombre, et non la réalité, tandis que l’Evangile nous en donne l’exacte représentation, la véritable image. L’image de Dieu, d’après laquelle l’homme fut créé, était bien une réalité spirituelle. Le Fils Lui-même, image vivante du Père, était l’empreinte de Sa personne.

Une image, un portrait fait par un homme, n’est jamais qu’un objet sans vie, tandis qu’une représentation sortant des mains de Dieu est une réalité vivante, qui participe à la vie et aux attributs de l’original. C’est ainsi que l’Evangile ne nous donne pas seulement une ombre, ou une description des choses célestes, mais leur « exacte représentation », si bien que nous pouvons les posséder et en jouir. Une ombre n’est guère qu’une silhouette, une esquisse vague, qui ne peut nous donner qu’une idée terne et impuissante « des biens à venir »; puis, ce qui n’était qu’une ombre, qu’une fissure extérieure, s’évanouit; la vue fait place à la foi, et alors, on a une conception plus claire des bénédictions divines et célestes. Enfin, la foi se transforme en expérience et possession, et, sous l’action du Saint-Esprit, la puissance de la rédemption et la vie céleste deviennent en nous une glorieuse réalité. Il est des chrétiens qui n’arrivent jamais au-delà des figures et des ombres, d’autres vont plus loin et croient aux biens spirituels qui leur sont offerts; heureux ceux qui poursuivent la course jusqu’au bout, jusqu’à la possession complète de ce qu’ils avaient saisi par la foi.

En montrant l’insuffisance de la loi, l’auteur emploie quatre expressions remarquables qui mettent en lumière ces biens à venir dont Christ nous apporte « l’exacte représentation ».

La loi ne peut jamais amener à la perfection. Christ le peut, Il purifie parfaitement la conscience, Il nous a amenés pour toujours à la perfection (v. 14). Comptons sur le Saint-Esprit pour qu’Il nous révèle la pensée de Dieu contenue dans cette déclaration et l’application que Christ, notre Souverain Sacrificateur, peut en faire à nos vies, par la puissance de Sa vie impérissable. Ne nous contentons pas d’une interprétation humaine superficielle, grâce à laquelle nous considérerions l’expérience habituelle des chrétiens paresseux - l’espoir du pardon - comme l’accomplissement suffisant de la promesse d’une conscience parfaite. Cherchons, au contraire. à connaître par expérience la bénédiction dans sa puissance céleste.

Une fois(1) purifiés(2) ils n’auraient plus eu aucune conscience de (leurs) péchés.

(1) Littéralement « une fois pour toutes », de άπαξ (hapax).
(2) Littéralement « émondés », du verbe grec χαθαίρω (kathairo), employé dans Jean XV, 2, et qui signifie « purifier par émondage » (E.A.St.).

Voilà ce qui caractérise une conscience parfaite, une conscience qui a été purifiée une fois pour toutes, grâce à cette même puissance par laquelle le sang de Christ a été répandu une fois pour toutes. Elle sait, par expérience, que le péché a été complètement banni de la sphère de communion avec Dieu, à laquelle elle a trouvé accès.

Le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices, tandis que le sacrifice de Christ a si parfaitement aboli les péchés, que Dieu peut affirmer qu’Il ne s’en souvient plus. Et quand on vit dans le Lieu Très Saint, on y est si réellement gardé par la puissance du Souverain Sacrificateur, par la vertu de Sa rédemption constamment à l’œuvre, éternellement puissante, qu’on ne se souvient plus de rien, sinon de ce qu’Il est, de ce qu’Il fait et de ce qu’Il a promis de faire. Il n’y a plus de «souvenir des péchés» dans le Lieu Très Saint.

Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. Mais ce qui était impossible à la loi, Christ l’a fait. Il nous délivre, non seulement de la condamnation, mais des péchés eux-mêmes; Il purifie à la fois nos cœurs et nos consciences.

Pour combien de chrétiens la croix et la mort de Christ ne sont-elles pas essentiellement un mémorial de leurs péchés. Croyons que Dieu, agissant en nous par le Saint-Esprit, nous révélera le chemin d’accès au Lieu Très Saint, au point qu’il deviendra une puissance de vie telle, que toute conscience de péchés aura disparu et que nous marcherons devant Dieu avec une conscience parfaite.

1. Nous voyons là de nouveau le contraste entre les deux alliances: dans l’une, Dieu parlait par les prophètes; Il donnait des idées, des notions, « ombres » des biens à venir; tandis que maintenant Il nous parle par Son Fils, qui nous donne «l’exacte représentation» des choses célestes, et cela dans notre propre expérience.

2. Une conscience rendue parfaite. Plus de conscience de péchés. Soyons sans crainte, n’allons pas dire qu’il nous est impossible de conserver pure la conscience que Christ aura purifiée. Ayons confiance en notre Souverain Sacrificateur, institué selon la puissance d’une vie impérissable, toujours vivant pour intercéder et pour sauver parfaitement. Croyons que Son sang, Son amour et Sa puissance sont constamment à l’œuvre en nous et dans le ciel.


TU M'AS FORMÉ UN CORPS


Hébreux chapitre dix versets:

5 C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as formé un corps;
6 tu n’as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché.
7 Alors, j’ai dit: Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté.


En opposition avec la loi et ses sacrifices insuffisants, voici la signification profonde du sacrifice de Christ et sa valeur infinie. Nous avons vu déjà (ch. IX) la valeur unique et l’efficacité du sang. Mais d’où provient-elle ? Qu’est-ce qui, dans sa nature même, donne à ce sang une telle efficacité ? Nous croyons à la mort expiatoire de Christ; mais prenons garde de ne pas nous contenter d’une pure notion théorique, d’une ombre. Sachons en pénétrer le sens réel, en saisir « l’exacte représentation », et cela, au point qu’elle s’empare de nous avec puissance.

C’est encore l’Ancien Testament qui fournit à notre auteur les matériaux dont il a besoin. Il cite, du Psaume XL, des paroles qui, vraies du psalmiste, ne pouvaient avoir qu’en Christ toute leur signification. Le psalmiste sentait l’insuffisance des sacrifices; il devinait qu’ils n’étaient que les ombres des choses à venir encore invisibles, de réalités spirituelles, d’une vie de parfaite obéissance, vécue dans un corps entièrement soumis à la volonté de Dieu.

Tu m’as formé un corps. Pour remplacer les sacrifices impuissants, Dieu a formé pour Christ un corps. Ce corps, Christ l’a offert en sacrifice, et la conséquence en est que nous sommes sanctifiés par cette offrande (v. 10). Pour Christ, comme pour tout homme, son corps était l’organe et l’habitation de l’âme, le moyen d’entrer en rapport avec le monde extérieur, le siège de Ses impressions de peine ou de plaisir, et par conséquent, une occasion constante de tentations. Au paradis, pour tenter nos premiers parents, Satan fit appel aux appétits du corps. Au désert, il tenta Jésus par la faim, à la suite de son jeûne prolongé. Jésus en triompha, puis Il consomma Sa victoire en offrant Son corps pour être immolé sur la croix. Une pensée remplissait son cœur: « C’est Dieu qui m’a formé ce corps, je le tiens à Sa disposition, pour Son service et pour Sa gloire. Ce qui en fait le prix, c’est précisément le fait que je puis le Lui offrir en sacrifice ».

Le but des sacrifices de l’Ancienne Alliance était d’éveiller ces pensées dans le cœur des adorateurs. Si, à propos du sacrifice d’expiation, ils se disaient tout naturellement: « Cette victime meurt à ma place pour que j’échappe à la mort », ils devaient aussi, en offrant l’holocauste, se dire: « Voilà comment je dois offrir mon corps en sacrifice vivant et saint à Dieu. Cet holocauste est un gage et une promesse de ma propre consécration ».

C’est bien ce qu’exprimait David dans ce Psaume, ce que Christ a pleinement réalisé, et ce qui doit aussi se réaliser en nous par notre union avec Lui: « Offrez vos corps en sacrifice vivant ». Ainsi, ce qui constitue l’essence même et la valeur du sacrifice de Christ, c’est qu’Il a offert à Dieu le corps que Dieu lui avait donné. Et dans la mesure où nous serons remplis de l’Esprit de Christ, nous redirons chacun comme David: « Tu m’as formé un corps ». Voilà le chemin nouveau et vivant que Christ nous a frayé. David y a marché par anticipation; Christ y a marché comme notre Guide et notre Précurseur; ce n’est que lorsqu’unis intimement à Lui, nous suivons à notre tour ce chemin, que nous avons accès au Lieu Très Saint.

Si l’on désire en finir une bonne fois avec cette religion de l’Ancienne Alliance, avec cette confiance en quelque chose d’extérieur et d’impuissant à changer le cœur; si l’on désire savoir vraiment ce que c’est que d’être « sanctifié et amené à la perfection par l’offrande du corps de Jésus-Christ », il faut arriver à s’approprier dans sa plénitude le mot de David: « Tu m’as formé un corps ». C’est par le corps que le péché est entré dans le monde; c’est dans le corps et par le corps qu’il déploie son pouvoir tyrannique, soit par les convoitises, soit par l’impudicité, soit dans le fait qu’il retourne à la poudre. Mais c’est aussi dans le corps que régnera et triomphera la grâce: le corps a été racheté; il devient un temple du Saint-Esprit et un membre du Corps de Christ; et il sera un jour semblable à Son corps glorieux. C’est dans l’emploi du corps que se trouve le chemin de la perfection, tant pour Christ que pour tous ceux qui sont sanctifiés en Lui.

Et cependant, que de chrétiens pour qui le corps est le principal obstacle ! C’est qu’ils n’ont pas appris de Christ le but suprême en vue duquel ce corps a été formé. Au lieu de l’offrir à Dieu « en sacrifice vivant et saint », au lieu d’« offrir à Dieu leurs membres, comme des instruments de justice », de «faire mourir par l’Esprit les actions du corps », et de « le tenir assujetti », de le discipliner, ils laissent libre cours à ses passions et à ses convoitises, et deviennent ses esclaves. Oh ! n’oublions jamais que notre corps appartient à Son Créateur et à Son Rédempteur !

l. Le corps est la demeure de l’âme. On a pu le comparer aux remparts d’une ville. En cas de guerre, la ville et ses habitants ne sont pas seuls sous les ordres du gouvernement, mais aussi et surtout les remparts. Jésus, qui a offert à Dieu le corps que Son Père Lui avait formé, sait aussi comment garder notre corps.

2. Le mystère de l’incarnation, c’est que la Divinité ait voulu se revêtir d’un corps. Le mystère de l’expiation, c’est l’offrande unique du corps de Christ. Le mystère de la rédemption, c’est que le Saint-Esprit habite dans notre corps et le sanctifie, lui aussi, parfaitement.

3. « Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint-Esprit, qui est en vous ? Glorifiez donc Dieu dans votre corps ». Avez-vous jamais su que le Saint-Esprit est donné spécialement pour le corps, pour en régler et discipliner les fonctions, et pour le sanctifier entièrement ?


VOICI, JE VIENS POUR FAIRE TA VOLONTÉ


Hébreux chapitre dix versets:

8 Après avoir dit d’abord: Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),
9 il dit ensuite: Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.
10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.


À cette affirmation: Tu m’as formé un corps - expression des droits de Dieu sur l’être tout entier - succède dans le Psaume l’expression de la soumission à ces droits: « Voici, je viens pour faire ta volonté ». Faire la volonté de Dieu, voilà la destinée de la créature, la félicité céleste, le secret fondamental de la Rédemption. C’est là ce qui constitue la valeur du sacrifice de Christ, c’est ce qui seul donne efficacité à Son sang. « Je viens pour faire ta volonté »: le voilà, le chemin qui mène à Dieu, chemin que Christ nous a ouvert, qu’Il a suivi et que nous suivrons pour entrer dans le Lieu Très Saint. Nous ne pouvons nous approcher de Dieu que si nous faisons Sa seule volonté. La grande bénédiction de la Nouvelle Alliance, bénédiction que Jésus nous donne en se donnant Lui-même à nous, c’est un cœur dans lequel vit la volonté de Dieu.

On ne bénéficie pleinement de la mort de Christ pour le péché qu’en mourant avec Lui au péché. Par Sa mort expiatoire, Il a ouvert le Lieu Très Saint; mais on n’y entre avec Lui que dans la conformité à Sa mort.

Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté. Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant,... c’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé. Dieu étant l’unique source de toute vie, de toute félicité, de toute bénédiction, il ne peut y avoir ni vie, ni félicité, ni bénédiction en dehors d’une soumission joyeuse à Sa volonté. Toute la souffrance et la misère du monde proviennent de ce que l’homme s’est détourné de la volonté de Dieu, pour faire la sienne propre. La rédemption de Christ n’a pas d’autre but ni d’autre possibilité de réussite, que de remettre l’homme en état de faire la volonté de Dieu. C’est pour cela que Jésus est mort. Il a renoncé à Sa propre volonté. Il a sacrifié Sa vie plutôt que de sacrifier la volonté de Dieu à la Sienne propre. Et en agissant ainsi, Il nous a frayé le chemin du vrai bonheur et de la vraie vie.

C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, en tant que nous l’acceptons avec foi, comme la règle ou l’inspiration de notre vie. Cette volonté de Dieu, accomplie par Christ, ce n’est pas une sorte de transaction légale du passé, froide et sans vie, ni l’exécution de quelque œuvre obligatoire; mais une réalité vivante et éternelle, grâce à laquelle l’homme est puissamment réintégré dans la voie de l’obéissance, et conduit par cela même sur la route nouvelle et vivante qui mène à Dieu.

Nous sommes sanctifiés. Le mot « sanctifier » a, dans cette épître, un sens particulièrement étendu, plus que ce n’est le cas en général dans le langage religieux usuel. Il se rapporte à tout ce qu’implique une communion vivante avec le Dieu saint, dont le Sanctuaire s’appelle le Saint des Saints, ou « la Sainteté des Saintetés ». Nous lisions au chapitre II, v. 11: Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. Notre sanctification plonge ses racines dans notre union avec Jésus, dans le fait que nous sommes un avec Lui. Les mots « nous sommes sanctifiés », signifient donc Nous sommes délivrés de la domination du péché et de ce monde mauvais, introduits dans la communion du Saint, et mis en état de pénétrer dans le Lieu Très Saint.

Sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ. Si cette offrande a eu un tel pouvoir, c’est qu’elle était le résultat d’une acceptation et d’une exécution parfaites de la volonté de Dieu. Elle rendait ainsi possible l’admission en la sainte présence de Dieu, l’entrée dans le Lieu Très Saint. Et maintenant, de même que personne d’autre que Christ ne pouvait dire: « Voici, je viens pour faire Ta volonté », nul non plus ne peut parler ainsi - ou vivre ainsi - à moins que la nature divine de Christ ne soit réellement née et formée au-dedans de lui, et ne soit devenue la vie de sa vie et l’esprit de son esprit. Voilà comment le sacerdoce de Christ déploie sa puissance pour nous amener en la présence de Dieu.

Mon frère ! As-tu appris à te regarder comme sanctifié en vertu de la volonté de Dieu accomplie par Jésus, et admis dans l’intimité du Saint ?

Si tu ne connais pas encore par expérience le repos de Dieu, au-delà du voile, ne serait-ce pas parce que, tout en acceptant Christ, tu n’as pas accepté ce qui a fait véritablement de Lui, le Christ. Il est le Christ venu pour faire la volonté de Dieu. C’est cela qui a fait de Lui un Sauveur. Il a obéi pour toi, c’est-à-dire pour te rendre capable d’obéir à ton tour. Le chemin qu’Il a ouvert pour moi est celui de l’obéissance parfaite, de la consécration à la volonté de Dieu, du renoncement à ma propre volonté, de l’offrande de mon corps. Si je dis avec Jésus: « Je viens pour faire Ta volonté », je n’ai plus d’autre but dans ma vie, je ne vis plus que pour cela, - alors, avec Jésus, je demeurerai en la présence de Dieu.

l. On ne peut arriver à Dieu qu’en passant par où Il veut. Vérité profonde qui pourtant devrait aller sans dire, tellement elle est évidente ! Mais ils sont rares, ceux qui se l’approprient pleinement. C’est cependant bien là nécessairement le chemin, le seul chemin, le chemin nouveau et vivant que Jésus nous à ouvert. Suivons notre Guide et notre Précurseur, marchons dans l’empreinte de Ses pas, dans la volonté de Dieu.

2. N’ayons pas peur de dire: « Oui, ô mon Dieu, me voici, bien résolu à faire à tout prix Ta volonté en toutes choses; résolu à ce que, par Ta grâce et par le Saint-Esprit, chaque parcelle de mon être ne vive que pour T’obéir! Sois mon aide, ô mon Dieu ! »

3. Il suffit pour se repentir de connaître l’ABC de la doctrine évangélique: Christ est mort pour moi, je suis pardonné et justifié. Pour progresser et pour ressembler à Christ, il faut que Son obéissance devienne nôtre, que notre Substitut devienne notre Guide, notre Frère, notre Souverain Sacrificateur, qui nous amène tout prés de Dieu en nous apprenant à aimer et à faire Sa volonté.


UNE FOIS POUR TOUTES ET POUR TOUJOURS


Hébreux chapitre dix versets:

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,
12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,
13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.
14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.


L’auteur insiste à nouveau sur le contraste frappant qu’offre l’unique sacrifice de Christ comparé aux innombrables sacrifices lévitiques, toujours renouvelés, et toujours insuffisants. Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. Il n’a passé par la mort qu’une seule fois, aussi est-il Sacrificateur pour toujours, perpétuellement à l’œuvre désormais, avec la puissance d’une vie impérissable.

Une seule fois et pour toujours, deux mots indissolublement liés dans l’œuvre de Christ. Il est mort, Son sang a été répandu une fois pour toutes: le souvenir de nos péchés est banni devant Dieu pour toujours. Ce qui est vrai de Sa mort ne l’est pas moins de Sa résurrection et de Sa glorification. Par son sang, Il est entré une fois pour toutes dans le Lieu Très Saint et s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.

S’il en a été ainsi pour Christ, il en est de même pour nous. La loi de Sa vie est aussi la loi de nos vies qu’elle marque de son empreinte. Il y a des croyants faibles qui ne sont arrivés que lentement, en tâtonnant, à l’assurance de leur salut: ils ne comprenaient pas comment il est possible pour un pécheur de croire une fois pour toutes et d’être sauvé une fois pour toutes. Mais dés qu’il leur est devenu clair que leur dette avait été payée une fois pour toutes, ils ont considéré comme leur devoir et leur privilège, d’accepter sans retard et avec joie un salut si parfait et si solidement garanti. Le « une fois pour toutes » quant à leur réconciliation avec Dieu, s’est alors révélé à eux comme devenant un « pour toujours ».

Une expérience semblable a lieu lorsqu’il s’agit de l’entrée au-delà du voile, dans une vie de communion ininterrompue et sans nuage avec Dieu. Il peut sembler, à bien des croyants, que les grandes lois de la croissance et du développement s’opposent à une entrée « une fois pour toutes » dans cette vie nouvelle. Et cependant, nombreux sont ceux qui peuvent attester que, dès que le « une fois pour toutes » de l’entrée de Christ dans le Sanctuaire leur fut révélé comme étant pour eux, tous leurs doutes s’évanouirent; ils entrèrent, aussitôt, en pleine possession de tout ce que nous a acquis notre Souverain Sacrificateur, et ils firent l’expérience du royaume de Dieu établi et maintenu dans leur cœur par le Saint-Esprit, bénédictions dont ils n’avaient jamais eu aucune idée. Et ce « une fois pour toutes » a été suivi pour eux du « pour toujours », c’est-à-dire de cette permanence de la bénédiction qui est un fruit du sacerdoce céleste de Christ.

Après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, il s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

Nous disions que l’étude de cette épître nous remplirait de la pensée d’un Christ céleste; il ne nous faut, en effet, pas moins que cela pour nous rendre capables de vivre comme ayant part à une vocation céleste. Contemplons de nouveau Christ comme notre Roi, Roi pour toujours victorieux, en raison de la grande victoire qu’Il a remportée une fois pour toutes sur la croix, et qu’Il a consommée une fois pour toutes en s’asseyant pour toujours à la droite de Dieu. L’avenir ne Lui réserve plus que la glorieuse manifestation de Son triomphe. Notre vie dans le Lieu Très Saint peut aussi offrir ce double caractère de possession et d’attente certaine: vie de victoire, allant de force en force au-devant d’autres victoires. Le chemin du Lieu Très Saint passe entre deux colonnes: UNE FOIS POUR TOUTES et POUR TOUJOURS, et il nous conduira jusqu’au trône de Dieu et de l’Agneau.

l. Le grand « une fois pour toutes » a été précédé d’un temps prolongé de préparation, d’une durée fixée par Dieu. Christ restait dans l’attente, regardant à Son Père. De même, ce n’est pas à nous de fixer le moment où nous entrons en plein dans la possession des richesses que Christ nous a acquises. Vivons seulement de foi, dans une attente pleine de confiance, sachant que notre rédemption est parfaite et éternelle. C’est « par la foi et la persévérance qu’on hérite des promesses ».

2. Une fois pour toutes: cela s’applique à tout mon passé, non seulement à toute ma culpabilité, mais au péché avec toutes ses conséquences. POUR TOUJOURS: cela s’applique à tout mon avenir, avec tous les besoins que cet avenir tient en réserve. Quant à MAINTENANT, aujourd’hui, je suis sauvé, par un salut éternel. L’« aujourd’hui » de l’Esprit éternel - selon ce que dit le Saint-Esprit: AUJOURD’HUI - fait du « une fois pour toutes» et du «pour toujours » une réalité de tous les jours.


LES SANCTIFIÉS RENDUS PARFAITS POUR TOUJOURS


Hébreux chapitre dix verset:

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

Telle est, en réalité, la conclusion de la partie doctrinale de l’épître. Les quatre versets suivants ne sont que la citation de paroles prophétiques concernant la Nouvelle Alliance que l’auteur rappelle pour confirmer sa propre déclaration par le témoignage du Saint-Esprit. Qu’est-ce qui fait la valeur et l’efficacité du sacrifice de Christ ? C’est que, « par une seule offrande Il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés ». Nous avons là cinq des mots les plus importants de l’épître.

Sanctifiés, purifiés, arrachés au domaine et à la domination du péché et du monde, transportés dans le Lieu Très Saint, où règne la sainteté de Dieu. C’est le grand but qu’avait Christ en venant dans le monde (II, 14-15), et en donnant Sa vie: nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Christ (v. 10).

Il a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cela ne signifie pas seulement qu’Il a achevé de faire le nécessaire pour leur salut, mais que c’est en leur faveur, aussi, qu’IL a été Lui-même rendu parfait par les souffrances, pour leur communiquer Sa propre nature humaine amenée à la perfection, au point qu’ils pussent la revêtir, et en vivre.

Pour toujours. C’est une fois pour toutes et pour toujours qu’Il nous a amenés à la perfection. Sa perfection est à nous: nous n’avons plus qu’à la prendre de Sa main par la foi, dans l’assurance que, pas après pas, toute notre vie a été préparée par Dieu en vue de l’achèvement de Son œuvre en nous.

Par son offrande. C’est par Sa mort, par Son sang, par Son sacrifice, que nous avons tous été sanctifiés et amenés à la perfection. C’est le chemin qu’Il nous a frayé et par lequel Il nous amène à cette perfection définitive du Lieu Très Saint qui est la Sienne.

Par une seule offrande: une seule parce que ni Lui, ni personne, n’a besoin d’en offrir une autre; une seule, parce que divine et par conséquent suffisante et éternelle.

La pensée fondamentale de ce verset est la suivante: Il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont en état de sainteté progressive. Les paroles du verset 10: C’est en vertu de cette volonté que nous avons été sanctifiés, mentionnent notre sanctification comme un fait accompli par Christ. Mais ici, v. 14, la vie intérieure nouvelle en Christ, ayant fini par maîtriser toute notre vie extérieure, il s’agit de nous comme étant entrés dans la sanctification progressive (1) qui trouve son repos et son assurance dans l’œuvre de perfectionnement, accomplie par Christ, UNE FOIS POUR TOUTES et POUR TOUJOURS.

(1) « Par sanctification progressive », il faut entendre un état de croissance libre et continue dans la grâce et dans la connaissance de Jésus-Christ (II Pierre III, 18). Il n’est donc plus question ici de cette sanctification préparatoire, qui est mentionnée dans Corinthiens VII, I, et par laquelle nous sommes appelés à nous purifier nous-mêmes, une fois pour toutes, de toute souillure du corps et de l’esprit. (E.A.St.)


Dans les chapitres IX, 9 et X, 1, nous avons constaté l’imperfection des sacrifices pour rendre parfaits, quant à la conscience, ceux qui venaient adorer. Notre conscience est ce qui nous fait voir et sentir ce que nous devrions être devant Dieu. Christ rend l’adorateur parfait quant à la conscience, de sorte que tout sentiment de péché est banni. À la fin du chapitre, concernant la sacrificature de Christ nous lisons: Il est un grand sacrificateur, un fils, rendu parfait pour toujours (VII, 28). Ici, en terminant l’exposé de Son œuvre, l’auteur nous dit de Ses Saints que Christ les a rendus parfaits pour toujours. Dans les deux cas, il s’agit d’une seule et même perfection. En Sa qualité de Fils de l’homme, de Nouvel Adam, qui vit en tous ceux qui sont Siens, Il a été rendu parfait pour eux, et Il les a rendus parfaits en Lui-même: Sa perfection et leur perfection sont identiques.

Nous avons déjà vu en quoi Sa perfection consiste (comparez II, 10 et X, 9). C’est « par les souffrances » que « Dieu a élevé à la perfection le Prince de notre salut », qu’Il a rendu parfaites cette humilité, cette douceur, cette patience qui ont fait de Lui l’Agneau divin, et que Dieu réclame du croyant comme condition indispensable pour demeurer avec Lui. En apprenant l’obéissance, l’obéissance qui va jusqu’à la mort, Il a élevé à la perfection la nature humaine, la Sienne et celle de Ses rachetés. Il a été ainsi par Sa mort l’artisan d’une œuvre triple: Il a élevé à la perfection Sa propre nature, Sa personnalité humaine. Il a élevé à la perfection notre rédemption, faisant disparaître le péché du ciel (IX, 23) et de nos cœurs. Il nous a nous-mêmes élevés aussi à la perfection, nous rendant participants de Sa perfection, de la nature humaine qu’Il a rendue parfaite pour nous, en accomplissant parfaitement dans Son corps toute la volonté de Dieu. C’est donc Christ Lui-même qui est notre perfection; demeurer continuellement en Lui, c’est là tout le secret de la perfection.

Tendons à la perfection; tel a été l’appel par lequel l’auteur nous a introduits dans son enseignement quant à la vie supérieure. Ici, il nous présente le but à atteindre. Christ, par une seule offrande, nous a amenés à la perfection pour toujours. Suivre notre Souverain Sacrificateur sur le chemin de la perfection qui L’a fait entrer avec Son sang dans le Lieu Très Saint, c’est suivre la route nouvelle et vivante qui nous y fera entrer à notre tour.

l. L’œuvre de Christ est une œuvre achevée et parfaite: tout y est complet et définitif, et pour en bénéficier, nous n’avons plus qu’à entrer par la foi et à recevoir de Sa plénitude grâce pour grâce. À toutes les difficultés et à toutes les obscurités qui pourraient surgir à propos des bénédictions promises, opposons cette simple affirmation: « Christ nous a rendus parfaits pour toujours ». Confions-nous en Lui, attachons-nous à Lui et Il agira.

2. Une seule offrande pour toujours - nous a rendus parfaits pour toujours. Et LUI, l’auteur de ce grand salut, assis pour toujours sur le trône comme notre Roi-Sacrificateur, Il opère en nous ce grand salut avec la puissance d’une vie impérissable. Que nous faut-il de plus ? « C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez Jésus... »


LE TÉMOIGNAGE DU SAINT-ESPRIT


Hébreux chapitre dix versets:

15 C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi; car après avoir dit:
16 Voici l’alliance que te ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leurs cœurs et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute:
17 et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.
18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d offrande pour le péché.


L’auteur est arrivé au terme de son raisonnement, montrant comment l’offrande du corps de Christ nous a ouvert l’accès au Lieu Très Saint.

En vertu de ce sacrifice, Christ est assis sur le trône, dans l’attente de Son triomphe final. Ce sacrifice a une valeur et une efficacité infinies: il nous a ouvert l’accès à un état de sainteté et de gloire parfaites et éternelles, de sorte que nous n’avons plus qu’à nous réjouir en nous reposant sur notre tout puissant Roi-Sacrificateur, qui accomplit en nous l’œuvre qu’Il a accomplie sur la croix, une fois pour toutes et pour toujours.

L’auteur appuie ses conclusions par la mention de la grande promesse relative à la Nouvelle Alliance (VIII, 6-13). Les paroles de Jérémie sont pour lui les paroles du Saint-Esprit. Il croit à une inspiration directe. Le Dieu d’éternité, qui connaît le commencement et la fin de tout, qui avait conçu, depuis la moindre chose jusqu’à la plus grande, tout le plan de la préparation à la Rédemption, ce Dieu avait révélé à Jérémie l’alliance nouvelle, qui ne devait être établie que bien des siècles plus tard. Le même Esprit, qui avait intercalé l’histoire de Melchisédec dans celle d’Abraham, et qui avait joint le nom de ce roi antique au serment divin relatif au Messie (Ps. CX), le même Esprit, qui avait conçu le plan du tabernacle avec son voile fermant l’accès au lieu très saint, et qui avait pris soin que la première alliance ne fût pas établie sans effusion de sang, ce même Esprit avait annoncé à Jérémie en quoi consisterait la supériorité de l’alliance nouvelle. C’est à cet Esprit et à Son divin témoignage que l’auteur en appelle.

Et il le fait avec l’autorité de quelqu’un qui est lui-même enseigné par cet Esprit. Seul le Saint-Esprit pouvait lui faire découvrir entre ces divers passages un lien aussi profond qu’harmonieux. C’est par le Saint-Esprit, envoyé du ciel, que les apôtres ont prêché l’Evangile. C’est l’Esprit du Christ glorifié qui leur a révélé, et a révélé en eux, les desseins de Dieu, et la puissance éternelle du sacrifice unique, pour frayer le chemin du Lieu Très Saint.

Et maintenant, sous la Nouvelle Alliance, quel est le témoignage du Saint-Esprit ? Ce témoignage nous met en face de deux bénédictions que Dieu a inséparablement unies: « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ». D’où l’on peut conclure avec assurance qu’il n’y aura plus d’offrande pour le péché, puisque l’unique offrande du corps de Christ a amené pour toujours à la perfection ceux qui sont sanctifiés, qu’elle les a introduits dans la sainte communion de Dieu, et cela pour toujours. L’aspersion du sang qui a purifié les choses célestes, purifie aussi notre conscience, en apportant jusqu’au tréfonds de notre être, non seulement la rémission complète du péché, mais la délivrance complète du péché et de sa puissance. Elle rend notre cœur capable de recevoir du ciel cet Esprit, qui rend témoignage « avec le sang », Esprit de vie qui met en nous la loi de Dieu comme la loi de notre vie.

Nous entrons ainsi dans le repos de Dieu, en vertu de l’oeuvre parfaite de Christ; nous entrons dans cette perfection qui est devenue la Sienne pour toujours, et selon laquelle Il nous a rendus parfaits pour toujours; nous entrons dans le Lieu Très Saint, où s’accomplit la promesse: « Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ». Ainsi l’offrande du corps de Christ, une fois pour toutes, le sacrifice unique accompli pour toujours, devient, dans une félicité sans cesse grandissante, l’objet unique de notre pensée, de notre confiance, de notre vie. Le salut et la rédemption que Christ nous a acquis sont des faits accomplis, des faits éternels; la perfection et la sanctification que nous avons en Lui, le sont aussi. Plus d’offrande pour le péché ! Saisir avec foi ce qu’affirme cette parole, entrer pleinement en possession de tout ce qui en découle au moyen de la personne, de la royauté et de l’oeuvre de notre Sacrificateur à toujours: c’est entrer dans le Lieu Très Saint.

C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste. Ce qu’il nous faut pour progresser, c’est le témoignage intérieur du Saint-Esprit, ce témoignage qui n’est pas le produit de nos efforts, ni le fruit de nos études, mais qui est accordé à ceux qui sont pauvres en esprit, à ceux qui sont humbles de cœur. Le Saint-Esprit seul peut nous rendre témoignage de l’œuvre accomplie dans le ciel. Quand Il demeure en nous, Il nous atteste toute l’efficacité de l’œuvre rédemptrice de Christ et de Son autorité souveraine et céleste.

l. La vérité centrale, que le Saint-Esprit nous atteste, c’est que l’ancienne manière de vivre et de servir Dieu a définitivement pris fin. La mort et le diable ont perdu leur pouvoir; le voile est déchiré; le péché est ôté; l’Ancienne Alliance est périmée et annulée. Un nouvel ordre de choses, un chemin nouveau, une vie nouvelle et éternelle, ont été ouverts devant nous par la puissance du Christ Jésus. Oh ! que nos yeux et nos cœurs s’ouvrent aussi pour voir qu’il ne s’agit plus là simplement d’une idée, d’une vérité destinée à l’intelligence, mais d’un état spirituel dans lequel le Saint-Esprit peut nous introduire.

2. Le Saint-Esprit nous rend témoignage. ** Au jour de la Pentecôte **, Il est descendu du céleste sanctuaire. Il a été envoyé par notre Sacrificateur et notre Roi, pour apporter à Ses disciples la vie du ciel, le royaume des cieux, et faire de ce royaume une vivante réalité dans leurs cœurs. Chacun de nous a besoin du Saint-Esprit, et le droit de demander qu’Il vienne en lui aussi avec puissance; alors, nous aussi, nous saurons ce que c’est que d’être remplis de la vie éternelle et céleste.


Source : Rev. Dr. Andrew Murray De son livre : Le voile déchiré Wellington (Afrique du sud), le 13 septembre 1894.


Fin de l’Extrait


Pour information : Note rajoutée par Patrick PETITOT.

Andrew MURRAY écrivait :

Quote:
2. Le Saint-Esprit nous rend témoignage. ** Au jour de la Pentecôte **, Il est descendu du céleste sanctuaire...


Dans Jean 20/22 il est aussi écrit :

Quote:
20.19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous !
20.20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur.
20.21 Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.
20.22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit.
20.23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.


Autre sujet...à méditer...


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Mary-lise



Joined: 19 Oct 2007
Posts: 298

PostPosted: 27/01/2008 09:11:27    Post subject: Le Voile Déchiré - Extrait - Par Andrew MURRAY Reply with quote

Bonjour Patrick,

Qu'il fait bon dès le matin, prendre ce bon miel!

AMEN !
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-6 Je m'étonne qu'abandonnant [Jésus-] Christ, qui vous avait appelés par sa grâce, vous ayez été si promptement transportés à un autre Evangile.1. 7 Qui n'est pas un autre [Evangile], mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Evangile de Christ.-
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Jacques Goillot
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PostPosted: 27/01/2008 11:38:00    Post subject: Le Voile Déchiré - Extrait - Par Andrew MURRAY Reply with quote

Bonjour

Je copie colle sur word, 9 pages, j'imprime et lis.

Bises du matin
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Jacques Goillot
Administrateur


Joined: 08 Dec 2005
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Localisation: Haute Garonne

PostPosted: 29/01/2008 22:11:10    Post subject: Le Voile Déchiré - Extrait - Par Andrew MURRAY Reply with quote

AMEN merci pour ce message qui correspond en tout point à ce que nous vivons et annonçons.

Soyez bénis

Jacques
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